Thanks
installation | 2009
90 tonnes de gravats, lettres découpées dans du dibon
Exposition en résonance à la Biennale d’Art Contemporain 2009
avec le soutien de la DRAC Rhône-Alpes et ATC caractères
Tous les ans en décembre, à droite de Fourvière, s’illumine MERCI (à Marie). Ce slogan est visible de tout la ville de Lyon. Le projet de le remplacer par THANKS (avec le H qui s’efface) n’a pas pu se faire, faute d’autorisations. THANKS trouve une autre place, au fond des docks, bâtiment Z. Ici, un des tas de gravats des travaux de la biennale et des travaux d'aménagement du confluent, a glissé de l'extérieur à l’intérieur. Dans ce nouveau contexte, il prend une autre dimension.
A son sommet sont posées des lettres blanches, seul le H est noir. La lecture oscille entre THANKS et TANKS, entre la montagne et la ruine. Sa police de caractères est celle du « Hollywood Sign ». Cet immense slogan publicitaire est symbole du désir et du rêve jusqu’en 1932, quand une jeune actrice persuadée d’avoir raté sa carrière grimpe sur la lettre H et saute dans le vide. À partir de cet événement tragique, le « Hollywood Sign » incarne la métaphore d’Hollywood comme terre des rêves brisés. Quelques années plus tard, en 1949, ce même H se renverse avec le vent.
Ici, comme à Hollywood le H, muet, s’efface et dans sa chute renverse les choses, change le sens et la perception d’un paysage qu’il commente silencieusement. Le trouble soulevé entre THANKS et TANKS devient le sujet d’un THINK TANK, d’un réservoir de pensées.